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La finition

30/07/2009 - Lu 1846 fois
Le poli - le serti - le rhodiage

LA FINITION



Suivant les circonstances on utilise différents genres de serti dont les principaux sont :
- Le serti à grains : La pierre étant bien ajustée à la même dimension que le trou conique dans l’épaisseur du bijou, on soulève des petits copeaux de métal pour les appuyer sur celle-ci. On forme ensuite une demi boule sur l’extrémité supérieure. Il faut généralement 3 ou 4 grains minimum pour sertir une pierre.
- Le serti à griffes : La pierre va se loger dans un chaton composé de 3, 4, 5,6 ou 8 griffes. Les griffes sont entaillées au niveau du feuilletis de la pierre, pour être ensuite rabattues sur les premières facettes qui entourent la table. La ceinture du chaton maintient la culasse de la pierre sans apparaître elle-même.


- Le serti clos ou rabattu : s’effectue en rabattant sur la pierre enchâssée dans la « douille » le métal qui l’entoure au niveau du feuilletis.
- Le serti massé : consiste à repousser le métal qui entoure la pierre en la martelant avec un ciselet dont la percussion est aujourd’hui automatique.
- Le serti à clous : convient le plus couramment à des pierres rondes ou à pans coupés. Il consiste à souder des grosses griffes sur les plages de métal, qui une fois martelées sur les extrémités supérieures vont sertir en même temps 3 pierres à la fois.
- Le serti invisible ou mystérieux : nécessite des pierres spécialement préparées. Des gorges en forme de V sont taillées sur la culasse des pierres et viennent se glisser sur des rails de métal soudés dans l’épaisseur d’une sertissure. Les pierres ainsi ajustées les unes contre les autres ne laissent pas apparaître le moindre métal hormis celui des extrémités, prévu pour bloquer l’ensemble tel un serti clos.

Le Rhodiage


Consiste à déposer une couche de rhodium par électrolyse sur divers objets de métaux variés.
Le rhodiage donne une teinte franchement blanche sur les bijoux en or gris ou en argent, et de masquer en même temps la couleur plus ou moins jaunâtre des soudures. 
Malgré le prix élevé du rhodium, l’opération n’est pas trop coûteuse puisqu’une couche extrêmement faible est suffisante : 0,05 micron.

Le Poli
Lorsque le bijou est terminé, il faut le polir pour éliminer les traces que les différents outils ont laissé et donner au métal tout son éclat. Les techniques ci-après sont valables pour les pièces qui n’ont pas de pierres, mais destinées à en recevoir elles doivent être effectuées avant le sertissage.
- Le ponçage est la première opération de polissage. Il se fait à la main ou au tour à l’aide de pâtes, de toiles abrasives, de rubans recouverts de ponces ou de fils de lin.
- L’avivé a pour but de donner de la vivacité à la pièce en lui donnant son dernier poli. Il se réalise à la main ou sur un tour équipé de disques abrasifs rotatifs, de brosses et de furets. Il existe également la technique du polissage par vibrations : la pièce circule dans un liquide contenant un mélange de billes d’acier et d’abrasifs ; dans un deuxième temps la pièce sera mêlée à des particules de plastique et d’abrasifs et soumise à de fortes vibrations.
Le poli par électrolyse : le courant électrique qui passe dans un liquide où baigne le bijou, dissout chimiquement les aspérités minuscules qui peuvent subsister à sa surface. La pièce est ainsi rendue brillante.
Le Serti
Est la technique qui met en valeur les gemmes ; elle passe par un mariage aussi réussi que durable que possible avec le métal. Pour disposer et fixer dans le métal les pierres qu’il manipule avec des brucelles ou de la pâte, le sertisseur commence par fixer le bijou sur lequel il va travailler. Il peut s’aider d’étaux à vis ou à coins, mais généralement recours à une poignée recouverte de ciment de sertisseur : mélange de cire à cacheter, de suif et de poix, qu’il chauffe et qui maintient lorsqu’elle durcit la pièce sans la déformer.
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